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Eole      Eole

Eole est une sculpture urbaine mobile d’environ 6m d’un ordre figuratif mais d’inspiration libre (cf : photo de la maquette au 1/43e) lumineuse et musicale.


Avant - propos

EOLE est une œuvre technologique ou la tentation sibylline de dédramatiser l’univers industriel et de l’ériger à la poétique. D’y dégager des impacts esthétiques venus du brouillard mental de l’homme trimillénaire, une œuvre qui voudrait rassembler plutôt que de dresser des failles entre l’unicité et la reproduction et qui souhaiterait s’inscrire dans l’espace de cette communication entravée ; tant son aspect figuratif rendrait une lecture aisée.

Echange qu’il conviendrait peut être de rétablir …

Sus à cette entreprise de « réappropriation » de la nature mathématisée (soit un truchement artistique symbolique propre) et donc sa réconciliation entre l’homme nature et / la technologie.

Sa valeur d’ouverture (presque une croix) recèle la ré–humanisation de l’environnement mécanique et industriel en général, libère de son oppression ardente qui se cache dans les dédales exténuants d’un confort induit, et tente d’apprivoiser (il s’en faudrait) le caractère paradoxal du progrès …


Caractéristiques

EOLE est une sculpture vivante qui se meut en fonction de la gratuité du vent, de ses données aléatoires : le principe même de l’éolienne


Caractères généraux

Face à l’accélération des transformations de nos organisations et de nos environnements, les nouveaux équipements et les grands aménagements sont de plus en plus mal perçus. Ils le sont encore d’avantage lorsqu’ils modifient grandement l’espace physique de vie.

Les grandes voies de communications routières font partie de ces signes qui créent des « hiatus » entre les pouvoirs publics et le sentiment populaire.

Même si les raisons et les objectifs de leur réalisation peuvent sembler évidents, leur construction et leur présence font naître des sentiments confus et mal gérés d’attraction et de rejet.

Attraction par le service et le confort qu’ils procurent, mais aussi par le sentiment de liberté qu’ils génèrent.

Rejet de par l’incompréhension ou la méconnaissance de phénomènes tels que les processus de décisions des tracés, les modes de financement d’une part et d’autre part les sentiments de nuisances et de destruction de l’environnement que provoque l’usage des automobiles sur les réseaux routiers.

Si l’on ajoute à cela les impressions ambiguës que développent les individus au volant, pour exemple : Surévaluation de l’ego, concurrence exacerbée, rejet de l’autre, risques inhérents à la route … le besoin est de développer une communication et une pédagogie d’apaisement.

Le projet EOLE est un projet sculptural dont la volonté est d’être une réponse globale et continue à cet enjeu de communication et de réconciliation entre les automobiles et les pouvoirs publics mais aussi entre eux.


EOLE a pour objectif :



Diversité des sites

Au-delà d’un simple ruban d’un simple ruban d’asphalte déroulé sur des milliers de kilomètres, le réseau des autoroutes se déploie pour connecter et réduire la distance – temps entre la population et la multiplicité des sites.

Dans un continuum espace – temps, l’utilisateur se voit traverser des sites de nature extrêmement diverses, tant par le relief, la végétation, l’urbanisation, l’industrialisation, les traces de l’histoire, les empreintes socio – économiques, les ouvrages d’art …

L’utilisateur de l’autoroute se trouve emmené dans un espace – temps où les repères traditionnels et historiques sont distendus, où son environnement ne prend de sens que dans le mouvement.

Sans clés de lectures spécifiques, cette variation permanente du « spectacle » de la route peut être ressentie comme une simple accumulation de paysage au caractère distrayant.

D’autant que la perception de l’environnement est largement assujettie à la linéarité du parcours et à la vitesse de déplacement.

En revanche, si un système de balisage permet de créer un lien et une continuité dans cette diversité, l’occasion est unique de permettre aux utilisateurs de l’autoroute de lier, de réunir, de rendre cohérent et intelligible entre eux l’ensemble des territoires traversés.


EOLE se propose :



L’expression symbolique

Eole ramasse deux siècles de découvertes scientifiques majeures, d’une part : l’émergence de l’électricité dans son appréciation globale (en particulier ici par l’un de ses principes fondamentaux, qui est l’utilisation de la dynamo réversible) et d’autre part, la maîtrise de la métallurgie. Deux mamelles intarissables au bout desquelles nos intelligences se sont conjuguées et ont germé d’une infinité d’extensions dont il est difficile aujourd’hui, d’imaginer la suite. De part l’origine même de son principe créatif, Eole s’enracine dans le réel, vient y puiser son essor. Eole est nourrie de l’usure du fonctionnement de nos machines, veut se libérer de cette masse qui nous menacerait de nous engloutir, corps et biens. Serait-elle l’occasion de faire lien entre la technologie et la volonté de l’art ? et de créer du sens entre celles qui nous « encarapace » aujourd’hui et notre aspiration à s’en échapper toujours ; car si l’homme est moins une créature du besoin que du désir, il est encore moins une machine. Tenterait-elle de nous dire l’idéal d’une réconciliation entre nous-même et ce que nous produisons.


Réflexions

Considérons trois axes de réflexions :

1) Paradoxes du progrès techniques et de la science
2) Diversité de sites, particularismes locaux
3) L’autoroute : lieu de partage sans échange

Dégageons trois symboliques particulières :

A) Symbolique du mouvement : l’hélice ou la rotation des moteurs
B) Symboliques de la force, de la puissance, le cheval-vapeur, le piston
C) Symboliques de la direction et de la connexion (embranchements, ronds-points, bifides) ou la bielle.

Et trois signalétiques correspondantes :

a) La vitesse : relier vite, modifier l’espace-temps, à l’instar des pointillés sur l’asphalte, proposer une lecture fugitive d’une œuvre figurative et la multiplication de son signal
b) L’arrête, la vitesse zéro : Instruire le repos, le moment du lien, là où la perception spatio-temporelle redevient « normale ». attirer du côté de l’histoire, faire liaison avec des considérations socio-économiques et les espaces industriels traversés.
c) La connexion, à une vitesse intermédiaire c’est la prise en compte du choix, du futur proche de la direction utile.

En dehors de la symbolique affichée ici par la rotation de l’hélice et qui renvoie au mouvement sempiternel du « moulin » ou du ventilateur en général, bref à tout ce qui est comme « magiquement » animé, dans la vitesse ou pas, « rotativement », ce principe même de l’éolienne ainsi intégré, nous procure une énergie qui sert à rendre en plus d’être musicale ; une œuvre lumineuse.
C’est ainsi que l’hélice fournit via un alternateur et une démultiplication adaptée, la quantité énergétique suffisante pour alimenter deux ampoules à iodes de 200W en continu et d’éclairer un espace conséquent et ce, tant au-devant qu’en arrière de l’œuvre.
Une mise en scène inopinée comme s’inspirant d’elle-même, qui offrirait soudain un visage nouveau, une atmosphère inattendue et peut être, autant pleine d’étrangeté, que serait l’insolite de son apparition ; une présence mécanique, hiératique, cardinale en son coin et donc lumineuse et musicale.



Eole : pratique et musicale

Au-delà du principe même de même de l’éolienne, il y a la possibilité de faire chanter la chanter la matière. L’air s’infiltrant dans les multiples trous à l’instar du fonctionnement de tous les instruments à vent, Eole émettra des sons de tonalités différents ( cf l’ajourage dans la charte de construction).


Charte de construction

INSTALLATION : L’ancrage au sol se fait suivant le principe de l’enquillement (prof 1m).
COMPOSANTS : La composition des structures fait une large part à l’utilisation de matériaux dits « nobles » : aluminium, bronze, fonte et autres dérivés qui ont l’énorme avantage de na pas s’oxyder.
ASSEMBLAGE : Les surfaces restantes métalliques propres à l’oxydation sont préalablement protégées (deux couches au minimum) avant d’être peintes. Il reste les parties caoutchoutées et les plastiques qui d’une part offrent le haut pouvoir de conservation que l’on sait et qui d’autre part, dans tous les cas, ne sont pas sustentatrices. La boulonnerie d’assemblage est assurée par des axes et écrous inox neufs. Le rivetage emprunte des « têtes » aluminium.
L’AJOURAGE : L’ajourage concerne la dimension musicale de l’œuvre. Techniquement parlant, il s’agit du perçage systématique des structures métalliques à des diamètres variables en fonction des principes RDM. Cette technique permet de « placer haut » des ensembles mécaniques et de garder l’importance relative de leur volume sans avoir l’inconvénient de leur masse.

Qui sommes-nous ?

La rencontre insolite de Norton Sax, Xavier et Pierre. Ayant pour sens la mise en avant des productions de l'artiste.